Edda

Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 22:57

L'inavisé
Croit qu'il vivra toujours
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.


Hávamál, 16.
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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /2008 21:34


Völuspá - Prédiction de la prophétesse

1. Silence je demande à tous
Les êtres sacrés,
Petits et grands
Fils de Heimdallr ;
Tu veux, Valfödr (Odin), que moi
Je révèle
Les anciens récits des hommes,
Les plus reculés que je me rappelle.

2. Je me rappelle les géants
Nés à l'origine,
Eux qui, il y a bien longtemps,
Me mirent au monde ;
Neuf mondes je me rappelle,
Neuf étendues immenses
Et le glorieux arbre du monde
Enfoncé dessous terre.

3. C'était au premier âge
Où il n'y avait rien,
Ni sable ni mer
Ni froides vagues ;
De terre point n'y avait
Ni de ciel élevé,
Béant était le vide
Et d'herbe nulle part.

4. Puis les fils de Burr
Suscitèrent la terre ferme,
Eux qui créèrent
Midgardr le glorieux,
Du sud brillait le soleil
Sur le pavé de la salle,
Alors la terre se couvrit
De vertes feuilles.

5. Le soleil du sud,
Le compagnon de la lune
Étendit la dextre
Vers le rebord du ciel ;
Le soleil ne savait
Où il avait sa place,
La lune ne savait
Quelle force elle avait,
Les étoiles ne savaient
Où elles avaient leur site.

6. Alors tous les dieux montèrent
Sur les sièges du jugement,
Divinités suprêmes,
Et se consultèrent ;
A la nuit et à la lune décroissante
Ils donnèrent un nom,
Ils nommèrent le matin
Et le milieu du jour,
La fraîche et la brune
Et comptèrent le temps par années.

7. Les Ases s'assemblèrent
Dans Idavöllr,
Tertres et temples
Ils y érigèrent ;
Forge placèrent,
Joyaux forgèrent,
Tenailles façonnèrent
Et firent les outils.

8. Aux tables jouèrent, dans le clos,
Joyeux étaient,
De rien ne manquaient
En fait d'or ;
Jusqu'au jour où parurent
Trois filles géantes
Toutes-puissantes
Venues de Jotunheimr.

9. Alors tous les dieux montèrent
Sur les sièges du jugement,
Divinités suprêmes
Et se consultèrent
Pour savoir quel peuple
Les nains devaient créer
Du sang de Brímir Et des os de Bláinn.

10. Il y avait là Módsognir
Devenu le plus grand
De tous les nains
Et Durinn, le second ;
Des êtres à forme humaine
Ils firent en grand nombre,
Les nains dans la terre,
Comme Durinn le prescrivit.

11. Nýi et Nidi,
Nordri et Sudri,
Austri et Vestri,
Althjof, Dválinn,
Nár et Náinn,
Nípingr, Dáinn,
Bífurr, Báfurr,
Bömburr, Nóri,
Ánn et Ónarr,
Ái, Mjódvitnir.

12. Vigr et Gandálfr,
Vindálfr, Thráinn,
Thekkr et Thróinn,
Thrór, Vitr, Litr,
Nýr et Nýrádr ;
Voici les nains
- Reginn et Rádsvinnr -
Justement dénombrés.

13. Fíli, Kíli,
Fundinn, Náli,
Hepti, Víli,
Hánnarr, Svíurr,
Frár, Hornbori,
Frægr et Lóni,
Aurvangr, Jari,
Eikinskjaldi.

14. Temps d'énumérer
Aux humains
La lignée des nains de Dvalinn
Qui jusqu'à Lofarr descend
- Eux qui allèrent
A Jöruvellir
Et à Aurvangar
Depuis leurs gîtes sous la pierre.

15. S'y trouvaient Draupnir
Et Dólgthrasir,
Hár, Haugspori,
Hlévangr, Glói,
Skirfir, Virfir,
Skáfidr, Ái,

16. Álfr et Yngvi,
Eikinskjaldi,
Fjalarr, Frosti,
Finnr et Ginnarr ;
Toujours remonteront
Tant qu'hommes vivront
Les générations
Jusqu'à Lofarr.

17. Jusqu'à ce que trois Ases
Sortissent de la troupe,
Puissants et bienveillants :
Revenant à la maison.
Trouvèrent sur le sol,
De peu de force doués,
Askr et Embla
Privés de destinée.

18. Ils n'avaient pas d'esprit,
Ils n'avaient pas de sens,
De sang ni de son
Ni de saines couleurs ;
Ódinn donna l'esprit,
Hoenir donna le sens,
Lódurr donna le sang
Et les saines couleurs.

19. Je sais que se dresse un frêne,
S'appelle Yggdrasill,
L'arbre élevé, aspergé
De blancs remous ;
De là vient la rosée
Qui dans le vallon tombe,
Éternellement vert il se dresse
Au-dessus du puits d'Urdr.

20. De là sont venues les vierges
Savantes en maintes choses,
Trois, sorties de la mer
Sous l'arbre placée ;
L'une s'appelle Urdr (« ce qui fut, passé »),
L'autre, Verdandi (« ce qui est, présent »),
- Taillaient des bûches de bois -,
Skuld (« ce qui sera, avenir »), la troisième ;
Elles firent les lois,
Elles fixèrent la vie
Des fils des hommes.
Et la destinée des mortels.

21. Elle se rappelle la première
Bataille au monde,
Quand ils percèrent de leurs lances
Gullveig
Et dans la halle de Hár (Odin)
La brûlèrent.
Trois fois brûlèrent,
Trois fois renée
Avec insistance.
Pourtant, elle vit encore.

22. La Brillante, on l'appelait,
Quelque maison qu'elle visitât,
La sorcière, l'habile voyante
Sachant manier la baguette ;
Où qu'elle le pouvait, pratiquait la magie,
Ensorcelait les esprits séduits,
Toujours faisait la joie
Des méchantes femmes.

23. Alors tous les dieux montèrent
Sur les sièges du jugement,
Divinités suprêmes,
Et se consultèrent :
Savoir si les Ases
Paieraient le tribut
Ou si tous les dieux
Recevraient offrande.

24. Ódinn fit voler la lance
Et tira parmi le peuple,
Ce fut la première
Bataille au monde ;
Rompu fut le rempart
Du royaume des Ases,
Le champ resta
Aux Vanes vainqueurs.

25. Alors tous les dieux montèrent
Sur les sièges du jugement,
Divinités suprêmes
Et se consultèrent :
Qui avait rempli
Tout l'air de poison
Et à la famille des géants
Promis l'épouse d'Ódr.

26. Thórr seul combattit là,
Gonflé de colère,
- Il reste rarement inactif
Quand il apprend de telles choses
Rompus furent les promesses,
Les paroles et les serments,
Tous les fermes accords
Conclus entre eux.

27. Elle sait que de Heimdallr
Le cor est caché
Sous l'arbre sacré
Familier du ciel clair ;
Il s'asperge
A la cascade boueuse
Du gage d'Ódinn.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

28. Seule elle était assise dehors
Quand arriva le Vieux,
L'Ase très farouche,
La regarda dans les yeux :
« Que me demandez-vous ?
Pourquoi me mettre à l'épreuve ?
Je sais bien, Odinn,
Où tu as caché ton œil :
Dans le glorieux
Puits de Mímir.
Mímir boit l'hydromel
Chaque matin
Dans le gage de Valfödr. »
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

29. Le Père des Armées choisit pour elle
Anneaux et colliers,
Elle obtint sagesse, clairvoyance
Et magique science ;
Elle vit toujours plus loin
Dans l'étendue des mondes.

30. Elle vit les valkyries
Venues de loin,
Prêtes à chevaucher
Jusqu'à la demeure des dieux.
Skuld tenait le bouclier,
Les autres étaient Skögul,
Gunnr, Hildr, Göndul
Et Geirskögul ;
Voici énumérées
Les femmes du Seigneur des Armées,
Prêtes à chevaucher
Par la plaine, les valkyries.

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Partie II

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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /2008 20:42

31. Je vis de Baldr,
Le dieu ensanglanté,
Le fils d'Ódinn,
La destinée cachée ;
Se dressait, poussée
Plus haut que la plaine,
Grêle et très belle,
La branche de gui.

32. Sortit de cet arbre
Qui grêle semblait
Le douloureux trait funeste
Que lança Hödr
Le frère de Baldr était
Né trop tôt,
Celui-là n'avait qu'une nuit,
Le fils d'Ódinn qui le tua.

33. Ne se lava plus les mains
Ni ne peigna sa chevelure
Tant que sur le bûcher ne fut porté
L'assassin de Baldr ;
Mais Frigg pleurait
Dans Fensalir
Le malheur de la Valhöll.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

34. Alors Váli sut comment
Tresser les chaînes du combat,
Ils étaient plutôt rudes
Les liens faits d'intestins.

35. Elle vit, enchaîné
Sous Hveralundr,
Un fourbe de forme
Semblable à Loki ;
Là, siège Sigyn,
Bien que, du lot de son mari,
Elle ne soit point remplie d'allégresse.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

36. De l'est, un fleuve verse
Aux vallons venimeux
Épées et saxes :
Il s'appelle Slíd.

37. Se dressait au nord A Nidavellir
La salle d'or
Des enfants de Sindri ;
Une autre se dressait
A Ókólnir,
La salle à bière du géant
Qui s'appelle Brímir.

38. Elle vit se dresser une salle
Loin du soleil
A Náströnd,
Portes tournées au nord ;
Des gouttes de poison
Tombent par les lucarnes,
Cette salle est tressée
D'échines de serpents.

39. Elle y vit patauger
Dans des fleuves épais
Des hommes parjures
Et des loups criminels
Et celui qui d'autrui
Séduit la femme ;
Là, Nidhöggr
Suçait les cadavres des trépassés.
Le loup dépeçait les hommes.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

40. A l'est était assise la vieille
Dans la Forêt de Fer
Et y enfantait
La race de Fenrir ;
Parmi eux tous
Il y en aura un
Qui détruira le soleil
Sous la forme d'un monstre.

41. Il se gorge des chairs
Des hommes voués à la mort,
Rougit le siège des dieux
De rouge sang ;
Noir sera l'éclat du soleil
Dans les étés suivants,
Épouvantables, toutes les tempêtes.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

42. Assis là sur un tertre
En jouant de la harpe,
Le gardien de la sorcière,
Le joyeux Eggthér ;
Chantait auprès de lui
Sur le bois de la potence
Un coq vermeil
Qui s'appelait Fjalarr.

43. Chantait chez les Ases
Crête d'Or.
Il éveille les hommes
Du Père des Armées ;
Mais un autre chante
Sous terre,
Un coq d'un rouge de suie
Dans les halles de Hel.

44. Voici que Garmr aboie de rage
Devant Gnipahellir,
La chaîne va se rompre,
La bête va bondir.
Je sais maints sortilèges,
Plus loin en avant je vois
L'amère destinée
Des dieux de la victoire.

45. Les frères s'entre-battront
Et se mettront à mort,
Les parents souilleront
Leur propre couche ;
Temps rude dans le monde,
Adultère universel,
Temps des haches, temps des épées,
Les boucliers sont fendus,
Temps des tempêtes, temps des loups,
Avant que le monde s'effondre ;
Personne
N'épargnera personne.

46. S'ébattent les fils de Mímir,
Mais le destin s'embrase
A l'éclat
De Gjallarhorn.
Heimdallr souffle fort,
Cor dressé ;
Ódinn consulte
La tête de Mímir.

47. Yggdrasill tremble,
Le frêne érecte,
Gémit le vieux tronc,
Et le géant se délivre ;
Tous frémissent
Sur le chemin d'enfer
Avant que le parent
De Surtr ne l'engloutisse.

48. Qu'en est-il des Ases ?
Qu'en est-il des Alfes ?
Résonne tout Jötunheimr,
Les Ases tiennent conseil ;
Grommellent les nains
Devant les portes de roc,
Les maîtres des précipices.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

49. Voici que Garmr aboie de rage
Devant Gnipahellir,
La chaîne va se rompre,
La bête va bondir ;
Je sais maints sortilèges,
Plus loin en avant je vois
L'amère destinée
Des dieux de la victoire.

50. Hrymr arrive de l'est,
Bouclier levé,
Jórmungandr se retourne
Saisi de la fureur des géants ;
Le serpent fouette les vagues,
L'aigle miaule,
Nidfölr lacère les cadavres,
Naglfari est détaché.

51. Un bateau vient de l'est
Amenant par mer
Les enfants de Muspell,
Loki à la barre.
Les monstres voyagent
Tous avec le Loup,
A leur front s'avance
Le frère de Býleistr.

52. Surtr arrive du sud
Avec la mort des branches,
Le soleil émane
De l'épée du dieu des morts ;
Les rocs s'entrechoquent,
Les monstres s'ébranlent,
Les hommes foulent le chemin de Hel
Et le ciel se crevasse.

53. Alors arrive à Hlín
Une douleur nouvelle
Quand Ódinn se met en marche
Contre le loup,
Le brillant meurtrier de Beli,
Contre Surtr ;
Alors de Frigg
Périra l'amour.

54. Voici que Garmr aboie de rage
Devant Gnipahellir,
La chaîne va se rompre,
La bête va bondir ;
Je sais maints sortilèges,
Plus loin en avant je vois
L'amère destinée
Des dieux de la victoire.

55. Alors arrive le noble
Fils de Sigfödr (Odin),
Vidarr, pour tuer
La bête à charogne,
Du poing il enfonce
L'épée jusqu'au cœur
Du fils de Hvedrungr.
Voici que le père est vengé.

56. Alors arrive le glorieux
Fils de Hlódyn,
Le fils d'Ódinn s'en va
Tuer le serpent,
Occit en courroux
La sentinelle de Midgardr ;
Tous les hommes vont
Déserter leur demeure ;
Le fils de Fjörgyn,
Épuisé, recule
De neuf pas devant la vipère
Sans craindre la honte.

57. Le soleil s'obscurcit,
La terre sombre dans la mer,
Les luisantes étoiles
Vacillent dans le ciel ;
Ragent les fumées,
Ronflent les flammes.
Une intense ardeur
Joue jusqu'au ciel.

58. Voici que Garmr aboie de rage
Devant Gnipahellir,
La chaîne va se rompre,
La bête va bondir.
Je sais maints sortilèges,
Plus loin en avant je vois
L'amère destinée
Des dieux de la victoire.

59. Elle voit émerger
Une seconde fois
Une terre de l'onde,
Éternellement verte ;
Coulent les cascades,
Au-dessus plane l'aigle
Qui dans les montagnes
Pourchasse les poissons.

60. Les Ases se rassemblent
Dans Ídavöllr,
Du Serpent puissant
S'entretiennent,
Se remémorent
Les grands événements
Et les runes anciennes
De Fimbultýr (Odin).

61. Là, vont se retrouver
Dans la verdure
Les merveilleuses
Tables d'or
Qu'aux jours d'autrefois
Possédaient les peuples.

62. Sur les champs non ensemencés
Croîtront les récoltes,
Tous maux seront réparés,
Baldr va revenir ;
Hödr et Baldr habiteront
Les lieux de victoire de Hroptr (Odin),
Seigneur du séjour des morts.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

63. Hœnir sait
Choisir le rameau fatidique
Et les fils des deux frères
Bâtissent
Dans le vaste séjour des vents.
En savez-vous davantage ? - ou quoi ?

64. Elle voit une salle se dresser
Plus belle que le soleil,
Couverte d'or,
A Gimlé :
C'est là que les fidèles
Troupes vont habiter
Et pour l'éternité
Jouiront du bonheur.

65. Alors arrive d'en haut
Au dernier jugement,
Le puissant, le magnifique,
Celui qui tout gouverne.

66. Arrive en volant
Le sombre dragon,
La vipère étincelante, descendue
De Nidafjöll ;
Il porte en son plumage
- Plane par-dessus la plaine -
Des cadavres, Nidhöggr.
A présent, elle va disparaître.

-----------------------
- Partie I
- Texte issu de l'Edda poétique, traduction de Régis Boyer
- Sur le monde norrois voir « Les runes et l'écriture des étoiles » de Jean-Yves Guillaume, ainsi que les conférences de Rudolf Steiner dans « Âmes des peuples, la mission des âmes de quelques peuples dans ses rapports avec la mythologie germano-nordique » et « Mythes et légendes et leurs vérités occultes ».

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Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /2007 12:00
http://content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/8/85/250px-Manuscript_Gylfi.jpg     "Le roi Gylfi, qui était un homme intelligent et versé dans la magie, s'étonnait grandement que le peuple des Ases possédât une science telle que tout se déroulait selon leur volonté ; il se demanda si cela tenait à leur nature propre ou si les puissances divines qu'ils vénéraient en étaient la cause."

Gylfaginning (II, 1)



*
*  *

http://mythologica.fr/nordique/pic/wotan.jpg     "Odin est appelé Alfadr, parce qu'il est le père de tous les dieux. Il est également appelé Valfadr, parce que tous les guerriers qui meurent au combat sont ses fils adoptifs : il leur attribue une place à la Valhalle et à Vingolf, et ils recoivent alors le nom d'Einheriar. Il est appelé aussi Hangagud, Haptagud et Framagud, et il se présenta sous d'autres noms encore quand il fit visite au roi Geirroed :

Je m'appelle Grim,
Et Gangleri,
Herian, Hialmberi,
Thekk, Thridi,
Thud, Ud,
Helblindi, Har,
Sad, Svipal,
Sanngetal,
Herteit, Hnikar,
Bileyg, Baleyg,
Bolverk, Fiolnir,
Grimnir, Glapsvid, Fiolsvid,
Sidhott, Sidskegg,
Sigfadr, Hnikud,
Alfadr, Atrid, Farmatyr,
Oski, Omi,
Iafnhar, Biflindi,
Gondlir, Harbard,
Svidur, Svidrir,
Ialk, Kialar, Vidur,
Thror, Ygg, Thund,
Vak, Skilving,
Vafud, Hroptatyr,
Gaut, Veratyr."

     Gangleri déclara alors : "Vous lui avez donné pléthore de noms ! Et, par ma foi, il faut être très savant pour pouvoir donner des explications et des exemples au sujet des événements qui sont à l'origine de chacun de ces noms."
     Le Très-Haut répondit : "Il est en effet fort instructif d'apprendre [cette liste] avec soin. Mais, qu'il me suffise de te dire que la plupart des noms qui lui furent donnés résultent du fait qu'il existe de nombreuses langues de par le monde, et que tous les peuples ont par conséquent estimé nécessaire de changer son nom dans leur propre langues afin de pouvoir l'invoquer et lui adresser des prières en leur faveur. D'autre part, certains des événements ayant donné naissance à ces noms se sont produits au cours de ses expéditions, lesquelles sont mentionnées dans divers récits. Ainsi ne sera-t-il pas possible de te qualifier d'homme instruit si tu n'es pas en mesure de raconter ces hauts faits."

Gylfaginning (XX)
Publié dans : Edda - Par Geo - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

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  • : Orientations existentielles dans une époque de dissolution.

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