Johann Wolfgang von Goethe

Lundi 22 décembre 2008


« Je sais bien que nous ne sommes pas tous égaux, que nous ne pouvons l’être ; mais j’estime que celui qui se croit obligé de se tenir éloigné de ce qu’on nomme la populace, pour s’en faire respecter, ne vaut pas mieux que le poltron qui, de peur de succomber, se cache devant son ennemi. »

Johann Wolfgang von Goethe, « Les souffrances du jeune Werther », Livre premier, ‘’15 mai‘’.

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Jeudi 21 août 2008

Les affinités électives

Johann Wolfgang von Goethe

Dans cette situation sans espoir, que servirait-il de rapporter les efforts de toute sorte dont s'étourdirent pendant un certain temps, dans l'entourage d'Edouard, l'épouse, l'ami, le médecin ? Enfin on le trouva mort... Ce coeur, en proie naguère à une agitation sans bornes, avait trouvé un imperturbable repos ; et, comme il s'était endormi en pensant à une sainte, on pouvait sans doute le qualifier de bienheureux. Charlotte lui donna sa place auprès d'Odile, et ordonna que personne ne serait plus déposé dans ce caveau. Les amants reposent donc l'un près de l'autre. La paix flotte sur leur sépulture. De la voûte, les fraternelles images des anges abaissent sur eux la sérénité de leurs regards, et qu'il sera aimable l'instant où ils se réveilleront ensemble !

Goethe déclara avoir voulu "au sujet d'un conflit moral […] ramener à ses origines spirituelles une parabole chimique", la raison et la pensée portant la marque d'une
"nécessité obscure et passionnée".

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Vu sur Wikipedia :

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) s’intéresse toute sa vie aux sciences, que ce soit la minéralogie, la botanique, ou encore l’anatomie. Sa contribution la plus marquante en ce domaine est son Traité des couleurs (Zur Farbenlehre) où il critique la théorie newtonienne. En 1809, il publie son roman Les Affinités électives (Die Wahlverwandschaften), qui compte deux parties de dix-huit chapitres chacune. Il y montre un intérêt scientifique pour les relations humaines, allant jusqu’à proposer un modèle chimique pour rendre compte de leur complexité. Il s’inspire pour cela du chimiste suédois Bergmann. Il détruit par la suite tous les travaux d’élaboration de l’œuvre.

Aux environs de
Weimar, Edouard et Charlotte, un couple d’aristocrates unis après un premier mariage, invitent un ami d’enfance d’Edouard nommé le Capitaine, malgré le pressentiment de funeste de Charlotte. Odile, la nièce de Charlotte, belle et orpheline, les rejoint. La description d’une expérience scientifique, celle des « Affinités électives », au chapitre quatre de la première partie, nous permet déjà de présager de la suite de la narration.

Le chapitre 4 présente, sous le prétexte d’un échange entre les personnages, une véritable théorie scientifique sur les rapports d’attirance et de répulsion entre les éléments, qui permettent par métaphore de comprendre les relations humaines. En effet, juste après avoir souligné que deux couples d’éléments AB et CD mis en présence se désunissent pour former entre eux une union nouvelle, AC et BD, Charlotte annonce l’arrivée d’Odile : les deux couples vont donc être mis en présence et l’expérience pourra commencer.

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  • : 31/03/2007
  • : Orientations existentielles dans une époque de dissolution.

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