Vendredi 24 juillet 2009
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« L'inégalité des droits est la condition nécessaire pour qu'il y ait des
droits. Un droit est toujours un privilège. Chacun, à sa manière, a également son propre privilège. Ne sous-estimons pas les privilèges des médiocres. Plus on se rapproche des cimes, plus la vie
devient dure – le froid augmente, la responsabilité augmente. »
Friedrich Nietzsche, « L'antéchrist », 57.
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Par Mathieu
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Lundi 20 juillet 2009
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« Il convient de quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa - en la bénissant, plutôt qu'amoureux d'elle. »
Friedrich Nietzsche, « Par-delà le bien et le mal », Maximes et intermèdes, 96.
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Par Mathieu
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Vendredi 17 juillet 2009
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« L’art dionysien lui aussi veut nous convaincre de l’éternelle joie qui est
attachée à l’existence ; seulement, nous ne devons pas chercher cette joie dans les phénomènes, mais derrière les phénomènes. Nous devons reconnaître que tout ce qui naît doit être prêt pour
un douloureux déclin, nous sommes forcés de plonger notre regard dans l’horrible de l’existence individuelle — et cependant la terreur ne doit pas nous glacer : une consolation métaphysique
nous arrache momentanément à l’engrenage des migrations éphémères. Nous sommes véritablement, pour de courts instants, l’essence primordiale elle-même, et nous en ressentons l’appétence et la
joie effrénées à l’existence ; la lutte, la torture, l’anéantissement des phénomènes, nous apparaissent désormais comme nécessaires, en face de l’intempérante profusion d’innombrables formes
de vie qui se pressent et se heurtent, en présence de la fécondité surabondante de l’universelle Volonté. L’aiguillon furieux de ces tourments vient nous blesser au moment même où nous nous
sommes, en quelque sorte, identifiés à l’incommensurable joie primordiale à l’existence, où nous pressentons, dans l’extase dionysienne, l’immuabilité et l’éternité de cette joie. En dépit de la
terreur et de la pitié, nous goûtons la félicité de vivre, non pas en tant qu’individus, mais en tant que la vie une, totale, confondus et absorbés dans sa joie
créatrice. »
Friedrich Nietzsche, « La naissance de la tragédie »,
17.
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Par Mathieu
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Mardi 7 juillet 2009
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« Quand j'essaie de m'imaginer le portrait d'un lecteur parfait, cela donne
toujours un monstre de courage et de curiosité, et en outre quelque chose de souple, de rusé, de prudent, un aventurier et un explorateur-né. »
Friedrich Nietzsche, « Ecce Homo », Pourquoi j'écris de si bons livres, 3.
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Par Mathieu
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Vendredi 3 juillet 2009
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21:15
« Une vertu doit être notre invention, notre défense et notre nécessité personnelle : dans tout autre sens elle n’est qu’un danger. Ce qui n’est pas une condition vitale, est nuisible à la vie :
une vertu qui n’existe qu’à cause d’un sentiment de respect pour l’idée de « vertu », comme Kant la voulait, est dangereuse. La « vertu », le « devoir », le « bien en soi », le bien avec le
caractère de l’impersonnalité, de la valeur générale — des chimères où s’exprime la dégénérescence, le dernier affaiblissement de la vie, la chinoiserie de Koenigsberg. Les plus profondes lois de
la conservation et de la croissance demandent le contraire : que chacun s’invente sa vertu, son impératif catégorique. Un peuple périt quand il confond son devoir avec la conception générale du
devoir. Rien ne ruine plus profondément, plus intérieurement que le devoir impersonnel, le sacrifice devant le dieu Moloch de l’abstraction. »
Friedrich Nietzsche, « L'antéchrist », 11.
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Par Mathieu
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