Lundi 28 septembre 2009
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- Par Mathieu - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009

« En vérité, celui-là qui compte sur l'avenir, ou seulement sur le lendemain, c'est une cervelle creuse : il n'y a pas de lendemain qui tienne, tant qu'on n'a pas doublé sans encombre le cap de la journée. »


Sophocle, « Les Trachiniennes ».
Publié dans : Sophocle - Par Mathieu - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 septembre 2009


« Nous essayons de réfléchir à l'être de l'habitation. L'étape suivante sur notre chemin serait la question : qu'en est-il de l'habitation à notre époque* qui donne à réfléchir ? Partout on parle, et avec raison, de la crise du logement. On n'en parle pas seulement, on met la main à la tâche. On tente de remédier à la crise en créant de nouveaux logements, en encourageant la construction d'habitations, en organisant l'ensemble de la construction. Si dur et si pénible que soit le manque d'habitations, si sérieux qu'il soit comme entrave et comme menace, la véritable crise de l'habitation ne consiste pas dans le manque de logements. La vraie crise de l'habitation, d'ailleurs, remonte dans le passé plus haut que les guerres mondiales et que les destructions, plus haut que l'accroissement de la population terrestre et que la situation de l'ouvrier d'industrie. La véritable crise de l'habitation réside en ceci que les mortels en sont toujours à chercher l'être de l'habitation et qu'ils leur faut d'abords apprendre à habiter. Et que dire alors, si le déracinement (Heimatlosigkeit) de l'homme consistait en ceci que, d'aucune manière, il ne considère encore la véritable crise de l'habitation comme étant la crise (Not) ? Dès que l'homme, toutefois, considère le déracinement, celui-ci déjà n'est plus une misère (Elend). Justement considéré et bien retenu, il est le seul appel qui invite les mortels à habiter.


Mais comment les mortels pourraient-ils répondre à cet appel autrement qu'en essayant pour leur part de conduire, d'eux-mêmes, l'habitation à la plénitude de son être ? Ils le font, lorsqu'ils bâtissent à partir de l'habitation et pensent pour l'habitation. »


Martin Heidegger, « Essais et conférences », « Bâtir Habiter Penser ».


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* Ndr. : L'édition originale du présent ouvrage d'où est tiré cet extrait date de 1954

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Vendredi 11 septembre 2009
« Mais un abîme sépare ce qu'on est pour les autres et pour soi-même. »

Persona - Ingmar Bergman
Publié dans : Ingmar Bergman - Par Mathieu - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 10 septembre 2009
« Comme Kakuzo Okakura, l'auteur du "Livre du Thé", qui se désolait de la révolte des tribus mongoles au XIIIème siècle non parce qu'elle avait entraîné mort et désolation mais parce qu'elle avait détruit, parmi les fruits de la culture Song, le plus précieux d'entre eux, l'art du thé, je sais qu'il n'est pas un breuvage mineur. Lorsqu'il devient rituel, il constitue le coeur de l'aptitude à voir de la grandeur dans les petites choses. Où se trouve la beauté ? Dans les grandes choses qui, comme les autres, sont condamnées à mourir, ou bien dans les petites qui, sans prétendre à rien, savent incruster dans l'instant une gemme d'infini ?

Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d'introduire dans l'absurdité de nos vies une brèche d'harmonie sereine. Oui, l'univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l'insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d'automne bruissent et s'envolent, le chat dort dans un chaude lumière. Et, dans chaque gorgée, se sublime le temps. »

Muriel Barbery, « L'élégance du hérisson »
Publié dans : Japon - Par Mathieu - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Du Haut Des Cimes

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  • : 31/03/2007
  • : Orientations existentielles dans une époque de dissolution.

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